Le Dauphin | 14/20

Je me méfie des établissements Parisiens à la déco « incroyable, » car contrairement à d’autres capitales comme Londres, elle va rarement de paire avec une bonne assiette. Je ne m’étais donc pas pressé à l’ouverture du 2eme restaurant du médiatique chef du Chateaubriand, Inaki Aizpitarte, tant  j’avais entendu parler du design du lieu.

 

Mais comme le chef a du talent et qu’il il faut bien juger par soi même, nous sommes finalement allés déjeuner dans ce nouveau restau-bar à Tapas.

Effectivement, l’endroit tranche avec tous ce que l’on a pu voir jusque la. C’est osé de mettre du Marbre du sol au plafond, fut il de bonne facture. Les sièges et tabourets en bois confortables sont la pour réchauffer un peu cette ambiance, qui doit sans doute être plus chaleureuse le soir : Le jour, la grande baie vitrée sur la rue donne quand même un petit coté « bocal ».

 

J’étais venu pour gouter la multitude de Tapas, mais exit cette formule le midi : Selon le chef, cette mode du partage des assiettes en petites proportions et de picorer avec les doigts ne fonctionnait pas le midi, elle n’est donc disponible plus que le soir.

Devant notre désarroi, nous avons quand même pu gouter une excellente assiette de Jamon Espagnol.

 

Comme cela devient la règle un peu partout, une formule réduite et unique le midi, à un prix attractif.

Allons-y donc pour une Saint Jacques et betteraves : Une belle assiette, se concentrant sur les produits. Les Saint Jacques sont snackées et les betteraves croquantes. Quelques tranches de fenouil légèrement confit adoucissent le tout, et le chef à la bonne idée de rapper un peu de Mascarpone congelé : Ces minuscules flocons de neige apportent du fondant et un coté frais à ce plat fort agréable.

 

A suivre, un lieu jaune, poireau et pdt bourguignonne. Beau morceau de poisson, rôti sur peau et parfaitement rosé à l’arête, posé sur un lit de purée écrasée a la fourchette. Parsemé de-ci de-là, quelques rondelles de poireau vapeur et échalotes, accompagnés d’une petite mousse acidulée. La encore, un plat bien dressé, simple en apparence, mais aux accords de saveurs parfaits.

 

Pour finir, la glace au lait ribot et fruits exotiques : Tiens, ca me rappelle mon dessert au Saturne… La glace est réussie, mais les dès d’ananas parfumés à la passions ne sont pas assez gourmands : trop simple quand on connaît les talents du Chef. Dommage.

 

Une carte des vins sympa : Un Patrimonio ’08 Morta Maio de chez A. Arena peut être un peu trop sage (42€), mais un magnifique Pinot Noir d’Alsace en ce Binner’09 de chez Audrey et Christian (38€).

 

Donc le Dauphin ne propose plus de Tapas le midi, mais ce n’est peut être pas plus mal : on pourrait le considérer comme le Bistrot ou l’annexe du Chateaubriand, proposant une cuisine peut-être plus simple, mais dont les plats possèdent définitivement la signature du Chef Aizpitarte.

 

Le Dauphin, 131 avenue Parmentier, 75011 Paris, T. : 01 55 28 78 88, sur le plan

 

Le Dauphin

 

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