restaurant l'arome

L’Arome | 17/20

Déjeuner improvisé avec J., donc pas de résa : Nous avons eu de la chance de trouver une table ce midi au restaurant l’Arome, dans lequel je n’étais pas retourné depuis plusieurs mois.

Je ne sais pas si c’est le fait, pour une fois, de s’être laissé tenté par autre chose que la formule Retour de marché, mais force est de constater que c’est encore mieux que les fois précédentes

 

J’ai commencé par le cannelloni de Tourteau breton et radis Daikon. Une fois de plus, je reste interloqué par la réussite visuelle de ce premier plat : Un gros cannelloni blanc translucide posé sur une très fine gelée de pamplemousse rose et orné 3 pointes d’œufs de harengs et de quelques feuilles de Shiso : Le rouleau est en fait obtenu à partir de minces lamelles du radis, et est très généreusement farci d’une magnifique chair de Tourteau, aussi bonne que fastidieuse à obtenir… La très légère acidité du pamplemousse exacerbe les saveurs du crustacé et fait de cette composition rafraichissante une très belle entrée.

 

A suivre, la pluma Iberico Bellota : Partie de choix du cochon, cuite à la plancha, servie rosée comme il se doit et d’un fondant inégalé : Plantés comme un jardin, quelques pétales de Lomo et rondelles de légumes racine, comme le navet ou la betterave Chioggia. Que c’est joli… Le jus court qui souligne ce plat est bien entendu parfait et le tout est parfaitement bien balancé, tant en proportions qu’en aromes.

 

Pour finir, le millefeuille aux trois caramels : Une tuile aussi épaisse que du papier cigarette, quelques morceaux de feuilletage caramélisé, un glace onctueuse et une mousse crémeuse au caramel, le tout déstructuré dans une coupe et enjolivé par quelques pop corn ! Mais comment peut on faire un tel dessert aussi peu sucré… ?

Je ne suis pas un as de la pâtisserie mais il ne faut pas avoir été formé par PH pour savoir que le Caramel, c’est avant tout du sucre. Je ne vais pas exagérer en vous disant que la, on ne le sent pas, mais presque : Ce dessert est d’une légèreté extrême, les textures en bouche sont variées et surprenantes, et la dose de sucre est tout bonnement parfaite… A des années lumières de la glace américaine écœurante au nom Autrichien…

 

Un pot d’un excellent Sancerre ’07 « La Bourgeoise », de chez H Bourgeois (46€), gras et rond nous a permis de savourer dignement tous ces plats.

 

Toujours des produits exceptionnels, un service et accueil nickel et de très belles compositions dans l’assiette.

Décidément, l’Arome est pour moi un incontournable du 8eme.

 

L’Arôme, 3 rue St Philippe du Roule, 75008 Paris, T. : 01 42 25 55 98, sur le plan

Leur site Internet

 

restaurant l'arome

restaurant l'arome

restaurant l'arome

restaurant l'arome

 

2 réflexions au sujet de « L’Arome | 17/20 »

  1. Un resto que je n'ai  pas fait dans le 8eme ( oui, oui, il  en reste !), et que je vais m'empresser de reserver pour la semaine prochaine. Tres bon a-priori.

  2. C'est vrai que cela n'était pas prévu mais quelle bonne idée a eu notre ami de nous emmener à L'Arôme.
    Pour ma part, j'ai pris en entrée les langoustines sautés à cru..hmmm…succulentes. La présentation est magnifique. L'émulsion et la pulpe de cresson épousent les langoustines telles l'écume et l'algue qui s'accrochent aux coquillages effleurant le sable….une invitation au bord la mer en plein coeur de Paris.
    Quant au plat, j'ai craqué sur les noix de Saint-Jacques snackées à la plancha accompagnées de frégola à la truffe et hydratées au lait infusé au vieux parmesan… Tout est dit dans la description du plat. La présentation étant aussi belle et harmonieuse que celle de mon entrée.
    Pour le mille-feuille au trois caramel..notre bloggeur culinaire préféré n'exagère pas du tout sur son commentaire… exquis et si peu sucré, incroyable !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.