Carafe Mamba Riedel

Les verres magiques de chez Riedel

Familier des dégustations de vins, j’ai été plus surpris lorsque j’ai été convié à une « dégustation de verres »… 

 

Les avantages de la finesse du Cristal ne sont plus à démontrer et deviennent une évidence des lors que l’on a posé une première fois ses lèvres sur le buvant d’un tel verre. D’autre part, la France à une longue tradition de production de pièces impressionnantes, qu’elles viennent de Baccarat ou Saint Louis. Alors pourquoi Riedel…. ?

 

J’avais déjà pu apprécier l’intérêt de ces verres, que ce soit dans certaines bonnes tables ou chez moi (j’en ai malheureusement cassé de nombreux), mais « l’expérience » qui nous attendait s’est révélée plus que surprenante.

 

Pour le coup, c’est Laetizia Riedel, 11eme du nom, héritière de la manufacture éponyme qui est venue en personne nous accompagner dans cette découverte.

L’idée de base est simple : 4 excellents vins à boire dans les 4 verres Riedel adéquats, mais surtout un 5eme lambda, pour comparer.

 Dégustation verres Riedel

 

Voici donc un Sancerre ’07 La Bourgeoise de chez H Bourgeois, un Sauvignon dont le nom m’échappe,  un Clos de Vougeot Grand Cru ’06 Clos Frantin de chez A. Bichot et un Château Patache d’Aux ’06, servis chacuns dans les fameux verres.

Nous étions alors invités à les apprécier tout d’abord avec le nez, ce qui comme chacun le sait est une des principales étapes de la dégustation. Puis d’en boire une gorgée (bon, ok, moi 2 ou 3). Enfin, de transvaser les vins dans le verre neutre, et de renouveler la dégustation.

 

Et c’est la que le tour de magie se produit : D’un vin sublimé par les premiers verres, mais dont on pourrait se dire que cela est normal compte tenu dudit vin, on passe à un deuxième breuvage presque inodore et/ou insipide dans le verre quelconque…

Le choc est d’autant plus fort lorsque l’on repasse sous le nez le premier verre, pourtant vide, mais qui continue fièrement de dégager les parfums des quelques gouttes restantes…

 

Non seulement une démonstration de l’importance du nez dans une dégustation, qui influe tellement que le vin en devient si différent en bouche, mais surtout de la capacité des verres Riedel à les sublimer.

 

Mais attention, c’est la que l’exercice se complique : Il ne s’agit pas de boire n’importe quel vin dans n’importe quel verre Riedel. La encore, la preuve empirique en transvasant les vins d’un verre Riedel à l’autre. Le résultat n’est pas aussi « mauvais » qu’avec un verre classique, mais a tendance à soit accentuer des défauts inhérents à certains cépages, ou encore à gommer certaines richesses et complexités d’autres. En bref, l’équilibre atteint dans le bon verre est rompu dans les autres.

On comprend mieux pourquoi Riedel en édite 27 différents, chacun dédié à un cépage précis et parfois même à une région du monde…

 

J’ai aussi pu découvrir à cette occasion une de leurs dernières carafes à décanter, la Mamba : Un design de dingue directement inspiré de la forme d’un serpent, couplé à une facilité d’utilisation déconcertante (malgré les apparences). J’en veux une !

 

 Dégustation verres Riedel

 

Carafe Mamba Riedel

 

Carafe Mamba Riedel

 

Carafe Mamba Riedel

 

Carafe Mamba Riedel

 

Laetizia Reidel aime à répéter que pour arriver à de tels résultats, des équipes de chercheurs, designer, dégustateurs, sommelier experts travaillent sans cesse a partir et autour de l’ADN des vins et cépages, et l’on veut bien la croire.

 

Il ne viendrait pas à l’idée de quiconque d’utiliser son couteau à poisson pour couper son fromage, sa cuillère à soupe pour manger ses légumes ou encore sa fourchette à dessert pour entamer sa viande : Il devrait donc être aussi naturel de boire le bon vin dans le bon verre.

 

 

Riedel, leur site internet pour retrouver tous les points de vente, nombreux sur notre territoire.

 

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